La partie la plus importante de l’artisanat d’art est la préparation du matériel et de la matière première.
Dans le cadre de la marqueterie de paille, la préparation de la matière première prend du temps. Les tiges doivent être transformées en rubans grâce à leur mise à plat.
Lorsque les marqueteurs reçoivent la matière première, elle est sous la forme de tige dont le cœur est creux. Pour chaque tige, les artisans les ouvrent sur toute la longueur puis les mettent à plat à la main à l’aide d’un outil. La tige passe plusieurs fois sous l’outil de mise à plat afin d’obtenir des rubans. A l’heure actuelle, aucune machine ne met à plat les pailles de façon à obtenir des rubans de bonne qualité.

Cette étape paraît simple, mais elle est bien plus délicate qu’elle n’y paraît. Une tige mal aplatie aura un rendu catastrophique.
Voici des photos avec des échantillons réalisés par deux personnes différentes.
Sur la première photo, les tiges sont très mal aplaties. On le perçoit par le relief disgracieux en forme de dôme. De plus, les découpes sont gauches et approximatives. Dans le cas où les pailles sont mal aplaties, il est impossible de récupérer le travail.
Sur la deuxième photo, les tiges sont aplaties correctement et les découpes sont franches et sans bavure.

L’outil qui permet d’aplatir les pailles est un plioir. La première étape consiste à ouvrir la paille puis à l’aplatir sous le plioir. Répéter la mise à plat de la tige plusieurs fois jusqu’à obtenir une tige plate, sans défaut d’ondulation.
